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Le Comité d’éthique a 40 ans… Quel visage a-t-il après avoir rendu près de 150 avis depuis sa création en 1983 sur un souhait de François Mitterrand, alors président de la République ? Réponse en quelques traits, décrits de façon volontairement impertinente et injuste.

Quand la confiance dans la parole des instances politiques n’est plus là, quand celles-ci se taisent alors qu’il faudrait dire et expliquer, ce sont les lanceurs d’alertes, re-informateurs et « experts » qui se disputent le podium de la vérité…

Nous nous étions rencontrés avec Michel Foucault à Genève il y a quarante ans, lors d’une réunion sur la piraterie visant les boat-people en Mer de Chine. Foucault avait prononcé un discours mémorable qui va accompagner nos vies : « Nous ne sommes ici que des hommes…

Disséminée aux quatre coins de la ville de Marseille, l’équipe de Nouvelle Aube communique via un groupe WhatsApp où les notifications se bousculent. Un instantané de l’imbroglio de l’accès aux soins au quotidien.

En 2020, tout semblait accablant. Des journées entières avec un tout petit nombre de mots qui circulait en boucle : virus, danger, mouchoir, vieux fragiles, sortie autorisée. Une année où les univers protecteurs qui nous concernent s’effondraient soudainement.

Daniel Defert est mort à l’hôpital Cognacq-Jay, où il était hospitalisé depuis un mois. Son compagnon, Jamil, était là, comme tous les jours, à ses côtés. Daniel est notre ami. Et pour VIF, il y avait en profondeur le souvenir et l’envie de lui être fidèle.

« Je propose un lieu de réflexion, de solidarité et de transformation, voulons-nous le créer ? » À la rentrée 1984, trois mois après la mort de Michel Foucault, Daniel Defert écrit cette lettre appelant à la création de l’association AIDES.

Les Anglo-Saxons ont trois termes pour désigner une maladie : sickness, ou le mal-être vécu par le sujet malade ; illness, qui décrit le statut social d'une maladie (est-elle valorisée, dévalorisée, à combien de jours de repos donne-t-elle droit...)…

On ne raconte pas un Daniel Defert. Tout au plus peut-on tenter de le conter. Ou alors il faudrait s’y mettre à plusieurs. Mais beaucoup ne sont plus là pour témoigner, à l’image de cette métaphore du Tipp-ex sur les carnets d’adresses…

Comment accepter, dans un pays aussi riche que la France, qu’autant d’étudiants vivent à la limite du seuil de pauvreté ? Et comment y remédier ? Retrouvons-nous le 9 mars pour en discuter ensemble à l’École pratique de service social de Paris.