Vieux, inégaux et fous,
les fragiles de notre présent :
qu’ont-ils à dire,
qu’avons-nous à en dire ?

A la une

Étienne Caniard est et a été un personnage important de notre système de santé. Homme de convictions solidaires, il est venu à VIF analyser la situation actuelle, mais aussi nous dire ce qu’il allait expliquer lors du colloque que nous organisons très prochainement, le 1er juin, sur l’accès aux soins des personnes les plus vulnérables. Extraits en deux volets, en commençant par le thème de ce colloque.

Un programme pour notre système de santé ? Allons donc, ne rêvons pas trop ! Notre idée est de formuler des recommandations, choquantes mais utiles, de mettre les pieds dans des blocages. Et si l’on tentait de renverser des bouts de table, par petits morceaux, comme un coup d’éclat pour dire que des choses sont possibles ?

Dans le journal du CAP, Comité d'action des prisonniers, au début des années 1970, une rubrique est consacrée à ce que les rédacteurs nomment « Autres prisons » : l’asile, bien sûr, mais aussi les « hospices de vieillards ». Et les lieux pour handicapés.

Plus la santé mentale devient une priorité nationale, plus l’accès concret aux structures publiques devient compliqué, aléatoire voire impossible. D’où cette proposition provocante mais assez simple : et si l’on obligeait les CM… à fixer un rendez-vous ?

À quelques kilomètres au nord-ouest d’Ajaccio, pas loin de la baie paradisiaque de Capo di Feno prisée des Ajacciens et des pinzuti, se trouve, mangé par le maquis, un cimetière en ruines. C’est le cimetière des enfants du bagne de Castelluccio ceinturé de pierres sèches.

Découvrir les articles par catégories

Filtrer selon vos humeurs