#raconter

Je travaille comme médiatrice sociale et culturelle au Kofi des barons, un café social et solidaire pour les personnes de plus de 55 ans et leurs aidants, dans un quartier en région parisienne. J’ai 38 ans. La question qui se pose d’emblée est donc celle de la parole des vieux et des vieilles…

Par la fente, paupière gauche, je perçois les contours d'un visage. C'est celui d'une infirmière. Souriant et lumineux. Ma première vision. Celle que je porte maintenant encore avec moi. Ce sourire se plaît à me répéter « Je suis vivant ! » « Vous avez fait un AVC », me dit-elle.

Guillaume Ferrus (1784-1861) est un personnage, d’abord chirurgien militaire durant les guerres napoléoniennes. Rendu à la vie civile, il se consacre à l’étude de l’aliénation mentale. Lorsqu’il publie cette monographie, il est encore médecin-chef de Bicêtre à la division des aliénés.

Extrait du livre de Blandine Destremau, Vieillir sous la révolution cubaine, et de son chapitre 7 au joli titre : « Qui prendra soin de moi ? ».

La question de la situation des malades aliénés dans l’AOF fut posée pour la première fois en décembre 1896, dans la séance du conseil général du Sénégal : les aliénés y restaient alors empilés à l'hôpital civil de Saint-Louis, mais en raison de l’absence de place…

Nous poursuivons notre écoute des familles qui restent à la porte, petits paquets en main à remettre à mère, père, grand-mère, tante ou oncle. Après un mois de confinement en Ehpad en avril 2020, le sentiment d’indignité s’agrandit avec le temps. Famille coupable, absence qui abîme…

Comment faire avec l’âge ? Que faire pour les très âgés ? Sur quoi peut-on agir ? Philippe Bataille donne la parole aux vieux, aux proches, aux professionnels de santé. Il retrace des parcours, écrit des histoires : « Vieille, c’est le matin qu’on le sait », lâche ainsi une femme de 90 ans.

Entretien avec Helena Ranchal, directrice des Opérations internationales de Médecins du monde (MdM), et Jean-François Corty, médecin, membre du conseil d'administration de MdM, de retour de mission en Ukraine et en Moldavie pour faire le point avec leurs partenaires sur leurs actions.

Ce n’est pas une question taboue, mais cela renvoie à une problématique qui reste invisible, à une situation sans écho : la fin de vie des personnes handicapées et celle des personnes atteintes de troubles mentaux. Qui l’évoque ? Qui s’en préoccupe ? Entretien avec Anne Dusart, sociologue et psychologue, qui travaille depuis des années sur cette question.

Dimanche soir. Me voici de retour au centre de rééducation. Le plus difficile à affronter ne sera pas la solitude mais… mon plateau repas. Depuis mon arrivée, je me suis imposé de ne jamais me plaindre. Pourtant, si l'objectif principal d’un centre de rééducation consiste bien à retaper des gens abîmés dans leur chair…