#s’énerver

Dans les années sida, lorsqu’on ne connaissait aucun traitement, l’annonce de notre séropositivité nous inscrivait dans une sorte de loterie du destin : tu vis ou tu meurs ! La plupart d’entre nous étions jeunes, en pleine forme, assoiffés de vie et pourtant nous assistions impuissants à la disparition de nos proches, de nos amis, de nos amants. Cette confrontation à la mort, inhabituelle pour des jeunes, nous avons dû nous y habituer et nous avons aussi dû écouter ceux et celles qui voulaient mettre un terme à leur souffrance et à leur déchéance. 

En matière de médicament, les crises se suivent et se ressemblent. La dernière concerne les progestatifs et médicaments anti-androgènes comme l’acétate de cyprotérone (Androcur®) , une parfaite copie de l’affaire du Mediator®. Onze ans après, ce sont presque les mêmes chiffres et la même histoire.

Chacun y va à pas comptés. Le plus lentement possible. L’État, le monde médical, les financeurs, le secteur privé… Et les vieux qui ont du mal à prendre part aux discussions concernant la prise en charge de leur vieillesse. Il y a pourtant des idées simples à mettre en place. En voilà quelques-unes pour commencer…

Un test sanguin pour différencier la dépression et les troubles bipolaires est annoncé avec tambour et trompettes, mais quid de la rigueur scientifique ?

Depuis vingt ans, le collectif « Les morts de la rue » organise à Paris un hommage aux personnes qui durant les trois derniers mois avant leur décès avait vécu dans des lieux non faits pour l’habitation, ou en hébergement d’urgence ou temporaire. Cette année, cela se passait le 19 mars, dans le jardin des Arènes à Paris.

Ces deux dernières années, publications multiples, expositions, émissions sont consacrées au catalan François Tosquelles et de certaines pratiques que le chef de service de l’asile de Saint-Alban en Lozère développa, comme sortir des locaux, avoir des activités artistiques, confier aux patient.e.s la rédaction d’un journal interne. Cette présence interroge...

Étonnante et presque touchante interview de François Braun dans la livraison de Médiapart du jeudi 7 mars 2024. Celui qui fut ministre à peine un an, donne, presque benoitement, ce qui est pour lui la principale raison de son éviction : il n’était pas assez présent dans la presse, et n’intervenait pas assez à l’Assemblée. « Il nous faut un cogneur à ta place » (dixit Elisabeth Borne).

Voilà un témoignage transmis par Lucien Leguay, président de l'association VE.DI.BE – Vieillir dans la dignité et le bien-être. Et il se dit effondré : « Georges a subi ces turpitudes », écrit-il, « depuis plus de trois mois, et de quelque côté que l’on se tourne, il n’y a pas de réponse rassurante et le périple décrit ne semble pas prendre fin en ce début de mars. »

Alors que la France est un pays record en matière de mauvais usage des médicaments, VIF organise le 24 janvier un débat avec Marisol Touraine, ancienne ministre et présidente de Unitaid, et Bernard Bégaud, ancien président de l’université de Bordeaux et auteur de La France malade du médicament.

Récemment, à Lyon, à l’occasion d’un colloque franco-québécois, une question mise en travail m’a valu de me montrer « vif ». Tournant autour d’une affirmation sur le fait que la reconnaissance des droits n’allait pas sans exiger des devoirs, le sujet en valait la peine, m’a-t-il semblé.