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Étienne Caniard est et a été un personnage important de notre système de santé. Homme de convictions solidaires, il est venu à VIF analyser la situation actuelle, mais aussi nous dire ce qu’il allait expliquer lors du colloque que nous organisons très prochainement, le 1er juin, sur l’accès aux soins des personnes les plus vulnérables. Extraits en deux volets, en commençant par le thème de ce colloque.

Un programme pour notre système de santé ? Allons donc, ne rêvons pas trop ! Notre idée est de formuler des recommandations, choquantes mais utiles, de mettre les pieds dans des blocages. Et si l’on tentait de renverser des bouts de table, par petits morceaux, comme un coup d’éclat pour dire que des choses sont possibles ?

Plus la santé mentale devient une priorité nationale, plus l’accès concret aux structures publiques devient compliqué, aléatoire voire impossible. D’où cette proposition provocante mais assez simple : et si l’on obligeait les CMP… à fixer un rendez-vous ?

Dans le journal du CAP, Comité d'action des prisonniers, au début des années 1970, une rubrique est consacrée à ce que les rédacteurs nomment « Autres prisons » : l’asile, bien sûr, mais aussi les « hospices de vieillards ». Et les lieux pour handicapés.

À quelques kilomètres au nord-ouest d’Ajaccio, pas loin de la baie paradisiaque de Capo di Feno prisée des Ajacciens et des pinzuti, se trouve, mangé par le maquis, un cimetière en ruines. C’est le cimetière des enfants du bagne de Castelluccio ceinturé de pierres sèches.

Le droit à la protection de la santé est un droit universel dans notre société. Et puis… il y a la réalité. Vœu pieux ? Principe proclamé ? Réalité outragée. On en débat et on en discute lundi 1er juin, à l'université Paris 8.

Programme du colloque organisé par VIF, l’Institut de l’Humanitaire et l’Université Paris 8, le lundi 1er juin 2026, de 14h00 à 18h30, dans les locaux de l’Université Paris 8 à Saint-Denis (93)

Des chaussettes en guise de diagnostic ? Le monde marcherait-il sur les pieds ?

Alors qu'en ce mois de mai 2026 la loi sur la fin de vie revient au Parlement, Francis Carrier s'énerve devant tant de lenteurs.

La transmission pose un acte, celui de transmettre, comme on transmet la vie, un nom, un héritage. Il peut y avoir un idéal de transmission, ce que l’homme aimerait que se perpétue, un au-delà de lui, un « Maintenant je peux mourir, j’ai réussi quelque chose de ma vie ». Et en psychiatrie ? Pourquoi les centres d'accueil et de crise n'ont-ils pas fait de petits ?