#rêver

Je rêve que les enfants de Gaza traumatisés dans leur chair et leur esprit soient accompagnés et soignés.

On en parle depuis des années, et cela ne bouge pas. Et si on prenait au sérieux la pertinence des soins, au point d'en discuter entre nous, soignants ?

Il y a des lieux qui marchent, ouverts et hospitaliers, comme ce centre municipal de santé d'Aubervilliers. Et si cela se multipliait ?

Je rêve d’un lieu pérenne qui fasse place à l’histoire des corps souffrants et à la manière dont depuis trois siècles des savoirs se sont constitués pour les soulager. Je rêve de ce musée des sensibilités.

D'accord, il y a plus drôle que la mort. Mais tout de même, en ce début d'année, si on faisait attention au choix de nos pompes funèbres ?

En cette année de grande cause nationale autour de la santé mentale, et si on faisait une pause sur la folie des diagnostics et que l'on se mettait plutôt à accueillir les malades ?

Des femmes qui accouchent dans la rue, et voilà qu'on laisse faire. Et si on arrêtait de regarder ailleurs ?

Les vieux sont tous riches, on le sait, ils ont économisés et après ils croulent sous le poids de leurs retraites. Et si ce n'était pas toujours vrai ? Et s'ils disaient ce qu'ils voulaient plutôt que de laisser les autres parler à leur place?

C’est l’histoire d’un plancher, le plancher de Jeannot, longtemps installé à l’extérieur de l’hôpital Sainte-Anne à Paris...Exposition, désormais, dans le musée de l'hôpital.

Depuis le résultat des élections législatives, on évoque la nécessité d’une vraie démocratie parlementaire. Chiche… Et si on tentait l’expérience à l’hôpital et dans le monde de la santé ? Si on sortait de la logique des affrontements, pour tenter de sortir du marasme actuel ?