
Un des grands problèmes actuels me semble être un problème de transmission.
Comment adapter tout l’acquis de l’expérience libératrice qui a suivi la Libération et, dans une certaine mesure, la séparation de la neurologie et de la psychiatrie en 1968 à des changements technologiques dans la prise de parole et de responsabilités des usagers, ainsi que dans une nouvelle appréhension de ce que les usagers attendent de leurs experts, de leurs pairs, de leurs associations ?
On pourrait envisager la mise en place de lieux de rencontre où seraient analysées, avec leurs apports et leurs manques, les pratiques actuelles en rapport avec celles des années qui ont suivi l’après-guerre et que certains renvoient à l’obscurantisme, souvent sans les connaître.
Ces lieux de rencontre pourraient prendre l’aspect de groupes mutuels d’analyse des pratiques en engageant un certain nombre de retraités volontaires – je précise que, vu mon âge et mon état moteur très défaillant, je ne suis pas candidat. Et le montant des vacations versées à ces retraités pour leur participation comme consultants à ces groupes serait dérisoire à côté des sommes envisagées par l’organisation des centres experts.
Jacques Hochmann